EIGHTIES + Projection n°7

BanYetcha_VIRUS

Eighties +, c’est la micro-critique cinéma bimensuelle de Yetcha, exclusivement pour vous sur eightieslepodcast.fr

Au moment même où cette micro-critique sera publiée, j’entamerai ma 41ème année, et oui, j’ai aujourd’hui même 40 ans! Je change de dizaine et ça me fait quand même un sacré choc. Alors pour fêter ça, je vais vous parler aujourd’hui d’un de mes films préférés, pas reconnu, peu reconnu et même souvent oublié. C’est Virus de Kinji Fukasaku, la notation que je vais lui donner ne fait d’avance, aucun suspense, mais c’est un film que je tiens à vous faire partager en ce grand jour, tout du moins pour moi! Le film n’existe pas en DVD/Blu-Ray français, il a été diffusé en français sur Canal +, je l’avais enregistré et l’ai même ripé comme un grand (un de mes 2 seuls VHS-Rip d’ailleurs) dans les années 90. On retrouve parfois ce rip sur les internets et on trouve également des rips de DVD anglophones et nippophones sous-titrés en japonais, en anglais et quelques fois en français grâce aux fansub. Bref, il faut voir ce film, absolument, je vous donne des liens plus bas pour différentes versions.

Allez les eightophiles, le rideau se lève, il est temps de se caler dans son siège, la projection va commencer…

VIRUS (FUKKATSU NO HI – RESURRECTION DAY)

Virus


Sortie en juin 1982 au Japon aux États-Unis et en France, les dates exactes curieusement difficiles à trouver, il y a un peu de tout, mais juin semble se confirmer à chaque fois.
Réalisation : Kinji Fukasaku (Connu surtout pour Tora! Tora! Tora! et Battle Royale) – Scénario : Kinji Fukasaku entre autres, d’après un livre de Sakyo Komatsu qui a écrit La submersion du Japon en 1973.
Musique : Citons Teo Macero qui a composé le thème chanté par Janis Ian qui s’appelle… Attention les esprits mal placés : « Toujours gai mon cher » (You are love).
Produit par Haruki Kadokawa et Tokyo Broadcasting System

Et voici ci-dessous la bande-annonce en anglais et japonais mais sous-titrée japonais sur une chaîne YouTube allemande. C’est souvent ça Virus aujourd’hui malheureusement. Et pourtant il est dans le domaine public désormais.


Distribution partielle:
Cette distribution a le mérite, non seulement, de réunir des pointures du second rôle du cinéma hollywoodien ainsi que de représenter un bon nombre de pays. Le Japon, les États-Unis, le Canada dont le Québec (hé oui), l’Argentine et la Suède, pas mal non?
Masao Kusakari : Yoshizumi
Bo Svenson : Major Carter
George Kennedy (le vrai, celui qu’on a vu partout) : Amiral Conway
Olivia Hussey : Marit
Glenn Ford (l’immense) : Président Richardson
Robert Vaughn (le génial) : Sénateur Barkley
Henry Silva (le militaire né) : Général Garland
Chuck Connors (« une gueule » de presque 2m) : Capitaine Mc Cloud
Edward J. Olmos (que l’on voit encore régulièrement aujourd’hui) : Capitaine Lopez

Synopsis
Un virus mortel s’échappe par accident de sa prison de glace, il parvient à contaminer la Terre entière en ravageant et en tuant toute l’humanité. Seul un groupe de scientifiques en Antarctique et des militaires dans un sous-marin s’en sortent. Malheureusement, un séisme menace de déclencher automatiquement les tirs automatiques des têtes nucléaires des USA et de l’URSS, dont une est pointée directement sur la station scientifique où se trouve les survivants, comment faire pour stopper cette menace?

Anecdotes
Au moment de sa sortie, c’était le film japonais le plus cher jamais produit, soit 16 millions de dollars.
De part son ampleur budgétaire, ce film était censé initier un programme de développement de la nouvelle branche cinéma de la maison d’édition Kadokawa Shoten, d’où la présence de grosses stars hollywoodiennes du moment.
La marine chilienne a autorisé l’utilisation d’un sous-marin, le CNS Simpson.
Virus a profité d’une publicité involontaire lorsque le Lindblad Explorer, un navire suédois a sombré lors du transport de matériel vers l’Antarctique pour le tournage et dont les passagers furent sauver par l’armée chilienne.
Le film fut un échec commercial, jamais 
sorti au cinéma aux États-Unis en dehors de quelques séances spéciales puis vendu sur des chaînes à péages, la version originale fût de plus amputée de 30% de son contenu.
Tombé dans le domaine public, vous pouvez le voir facilement, mais la version longue en français ou même sous-titrée est introuvable.

LA MICRO-CRITIQUE

Quasiment introuvable sur le net ou ailleurs, il ne circule que mon VHS-Rip, hé oui, car je l’avais enregistré il y a bien longtemps lors de sa diffusion sur Canal + et rippé pas mal d’années plus tard avant que ma K7 VHS ne rende l’âme. Seul moyen aujourd’hui de la voir en français. Bref, ce film est une vrai perle de SF anticipation. Angoissant et terriblement terre à terre, il laisse loin derrière les actuels films bourrés d’effets spéciaux possédant un thème proche du nucléaire ou des catastrophes en général. A voir, revoir et revoir encore si vous trouvez une version… Moi j’ai mon VHS-Rip en français, ouf!!!

LA NOTE

Top moumoute

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Pour le voir
En français (1h40, il manque 3′ au début, pourquoi?) ici
En VO (1h43) non sous-titrée ici ou

En VO version longue (2h36), de bonne qualité audio/vidéo, mais toujours non sous-titrée ou ici

 

 

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2 réponses

  1. Thomas dit :

    Pour ceux qui aimerait voir le film en version intégrale voici un lien (avec vostfr)

    [Note de la modération] Nous avons préféré enlever le lien qui pointait vers un site pas très légal… histoire d’éviter les ennuis 😉

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