EIGHTIES + projection N°29

Eighties +, c’est la micro-critique mensuelle cinéma de Yetcha, exclusivement pour vous sur eightieslepodcast.fr

Aujourd’hui c’est la guerre froide, les soviétiques veulent quitter leur pays en rêvant des États-Unis et de ses possibilités incroyables. Les sportifs, les artistes, mais aussi certains opposants politiques et parfois tout cela en même temps.

Allez les eightophiles, mettez votre tenue moulante, vos chaussons de danse et faites chauffer les muscles car il va falloir être très fort et courageux…

SOLEIL DE NUIT
(WHITE NIGHTS)


Sorti le 22 novembre 1985 aux États-Unis et le 22 janvier 1986 en France.

Réalisation : Taylor Hackford connu pour Dolores Claiborne ou L’associé du diable, et en tant que producteur sur Ray, When we were kings ou La bamba.
Scénario : James Goldman connu et triplement oscarisé pour Un lion en hiver, Eric Hughes peu productif mais je parlerai d’un de ces scénario prochainement.
Musique : Michel Colombier (cocorico!!!), pointure des bande originale de films ou de séries télé qui va de L’alpagueur, Le jardinier d’Argenteuil à Largo Winch en passant par Astérix et le coup du menhir ou Golden child.

Distribution partielle

Mikhail Baryshnikov : Nikolai « Kolya » Rodchenko
Gregory Hines : Raymond Greenwood
Jerzy Skolimowski : Colonel Chaiko
Helen Mirren : Galina Ivanova
Geraldine Page : Anne Wyatt
Isabella Rossellini : Darya Greenwood
John Glover : Wynn Scott

Synopsis

Nikolai « Kolya » Rodchenko a fui l’Union Soviétique. Reconnu par l’officier du KGB Chaiko et veut qu’il danse pour la première de la saison au Kirov. Le danseur de claquettes américain Greewood qui a passé le rideau de fer doit l’en convaincre et prend soin du danseur étoile. Pour cela il utilise Galina Ivanova une ancienne ballerine et ancien amour de Rodchenko. La femme de Greenwood tombe enceinte et ils ne veulent pas que leur fils grandisse en URSS. Ils décident donc de planifier une évasion avec Rodchenko.

Anecdotes

Oscar 1986 de la meilleure chanson avec « Say you, say me » écrite et chantée par Lionel Ritchie, héééééé oui la chanson et son succès ça vient de là!
Baryshnikov a insisté pour que le russe parlé dans le film soit correct grammaticalement et non pas une sorte de mélange raciste de russo-états-unien.
Baryshnikov parle français dans le film, c’est aussi sa deuxième langue.
Helen Mirren a travaillé le russe pour son rôle, elle est d’ailleurs à moitié russe elle-même son vrai nom étant Yelena Mironoff.
Le titre de Lionel Ritchie « Say you say me » n’est pas dans l’album de la bande son originale du film car le label de Lionel Ritchie n’était pas le même et n’a pas autorisé l’ajout du titre.
L’extrait du ballet de l’introduction est « Le jeune homme et la mort ».
Maryam d’Abo, future James Bond girl dans Tuer n’est pas jouer, elle joue le rôle de la petite copine française de Nikolaï Rodchenko.

LA MICRO-CRITIQUE

Ce film regroupe tout, des personnages fouillés, une histoire dans son temps avec la fuite vers l’ouest, des chorégraphies superbes, une bande son géniale, des lieux de tournages avec des plans sur la splendide Saint-Pétersbourg, des performances physiques extraordinaires (les 11 pirouettes de Barychnikov sont incroyables de facilité et de maîtrise!). Que dire de plus, et bien ajoutons « simplement » des acteurs de tout premier plan et on obtient un film magistral de bout en bout qui mériterait plus de reconnaissance aujourd’hui encore. J’ajoute que ce film a fait beaucoup pour la reconnaissance de « Say you say me », de Lionel Ritchie évidemment. Un chef-d’oeuvre!

LA NOTE
Top moumoute

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