EIGHTIES + projection n°18

 BanYetcha_BLadeRunnerEighties +, c’est la micro-critique cinéma bimensuelle de Yetcha, exclusivement pour vous sur eightieslepodcast.fr

Alors là, je suis prêt à me faire lyncher par une bonne partie de la communauté. J’ai l’habitude, il y a d’autres « chefs-d’œuvre » ou certains artistes cultes et reconnus que je n’apprécie pas. J’attaque donc ici un grand film, dont le mythe est tout simplement usurpé, la qualité très nettement sur-évaluée bref, une hérésie, une vrai imposture pire, une mystification.

Allez les eightophiles, le bouton « ON » est en position, les réplicants sont en marche, attention à ne pas vous faire marcher sur les pieds…

BLADE RUNNER

Blade Runner
Date de sortie aux États-Unis le 25 juin 1982 et en France le 15 septembre 1982
Réalisation : Ridley Scott connue pour des bons films comme Alien, Legend, Black Rain, Gladiator, Mensonges d’état, Prometheus, Seul sur Mars et j’en passe…
Scénario : Hampton Fencher et David Webb People, et oui ils étaient deux à pondre ça, et en plus tiré de Philip K. Dick.
Décors, costumes et photographie : Les seuls méritants sur ce film! Lawrence G Paull – Michael Kaplan et Charles Knode – Jordan Cronenweth.
Musique : Vangelis (oui quand même, ça tape bien)
Production :
The Ladd Company, Warner Bros
Distribution : Warner Bros

 


Distribution partielle

Harrison Ford : Rick Deckard
Rutger Hauer : Roy Batty
Sean Young : Betty
Edward James Olmos : Gaff
M. Emmet Walsh : Bryant
Daryl Hannah : Pris
William Sanderson : J.F. Sebastian
James Hong : Hannibal Chew

Synopsis

Fin du 20ème siècle, hommes et femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les réplicants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. En 2019, des réplicants de type Nexus 6 ont massacré des humains et sont déclarés « hors la loi ». Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de leur….Retrait.

Anecdotes

Adapté d’un roman de Philip K. Dick – « Do androïds dream of electric sheep? » de 1968. Tout comme les bons films Total Recall et Minority Report.
Le premier montage du film dure 4h.
A l’origine, c’est l’acteur Hampton Fancher qui acquiert les droits de l’oeuvre pour une somme modeste. Il présente le script à Michael Deeley (5 Oscars Pour Voyage au bout de l’enfer). La SF a le vent en poupe. Michael Deeley pense alors à Ridley Scott et réussi à le convaincre d’abandonner son projet Dune le laissant à David Lynch. 12 versions sont écrites jusqu’à l’arrivée de David Webb Peoples qui reprend tout et convainc Scott de se détacher d’avantage de l’oeuvre.
Le magazine Métal Hurlant titre son numéro de septembre 1982 : « C’est Dick qu’on assassine! ». Et Métal Hurlant, c’est une sacrée référence!!! Ils avaient raison.

 

LA MICRO-CRITIQUE

Ce film bénéficie d’un statut de chef-d’oeuvre totalement usurpé. S’il a pu passer avant-gardiste et grandiose à une époque, reculée et bien éphémère, il est depuis des années reposé sur ses lauriers en plastique. Certes la musique est belle, la photographie agréable malgré son aspect toujours très sombre et les costumes futuristes n’ont pas trop perdu de classe. Mais qu’est-ce-qu’on s’ennuie. Il ne se passe pas grand chose et on décroche systématiquement. C’est la quatrième fois que je tente de le regarder, mais cette fois-ci, c’est la dernière.

LA NOTE
Ça fout les boules

ça fout les boules

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2 réponses

  1. Thomas dit :

    N’importe quoi, Blade runner est un chef d’oeuvre et on s’ennuie pas du tout. Les films de SF ne sont pas que des films avec des batailles au pisto-laser et des poursuites en vaisseau spatial. Blade runner est un film qui reprend l’ambiance et les codes du film noir. c’est un classique indétrônable à ranger auprès de 2001 l’odyssée de l’espace, Alien, Star wars, Metropolis…
    J’ai pu voir le film sur grand écran l’année dernière, il n’a pas pris une ride malgré ses 34 ans et rivalise sans problème avec des productions plus récentes que se soit d’un point de vu visuel ou par les thèmes abordés.

    à propos de la critique de Métal hurlant voici ce qu’en dit Doug Headline (ancien journaliste du magazine)

    « Un exemple frappant : lors de la projo de la copie de travail de BLADE RUNNER que la Warner nous organisa bien avant la sortie du film, dans la perspective déjà prévue à la rédaction que Métal ferait un numéro spécial dans le genre de celui sur CONAN, Manoeuvre, mal luné, décida qu’il détestait le film sous prétexte que Scott y plagiait Moebius, convainquit Dionnet qu’il fallait boycotter le film, flanqua le projet de hors-série aux orties et nous mit la Warner à dos. Il me fut impossible de le faire changer d’avis. Une décision irrationnelle, aussi bien commercialement qu’artistiquement. En 1990, lorsque nous avons organisé un grand référendum auprès des lecteurs de Starfix pour qu’ils élisent les plus grands films des années 80, BLADE RUNNER est arrivé en tête. Il n’y avait eu aucun autre film plus « Métal Hurlant » dans l’esprit en dix ans, et il est incroyable de penser que Métal passa à côté. Manoeuvre et Dionnet étaient formidables et je les admirais énormément, mais ils n’étaient pas toujours clairvoyants. »

    • Yetcha dit :

      Oh la mais j’avais raté votre commentaire Thomas, pardon. Oui je savais bien que tirer sur Blade Runner allait m’attirer les foudres de poditeurs. Cependant, je l’ai vu 4 fois, dans différentes versions sur environ 20 ans. Je me disais à chaque fois: « Allez, je vais retenter le coup, je devais être fatigué, mal luné ou pas dans un état normal! » Sauf qu’à chaque fois c’est la même sensation qui ressort, je m’ennuie franchement et trouve ça mauvais. Je suis navré que cela ne vous plaise pas, mais je comprends et accepte tout à fait votre choix. Les goûts et les couleurs… Je vois tout de même que nous sommes d’accord sur un point, puisque vous mettez 2001 et Blade Runner au même niveau, et bien moi aussi. Encore désolé. Mais je suis aussi d’accord avec vous lorsque vous dites que la SF n’est pas que des tirs et des poursuites (vous citez tout de même Star Wars qui n’est que ça, et j’adore !). Mais Metropolis est un chef d’oeuvre, un vrai, Alien, mais aussi La planète des singes de 1968 (mon avatar ne peut cacher qu’il est mon film préféré), Soleil vert, La jetée, Rencontre du 3ème type, Planète interdite, Le jour où la Terre s’arrêta (l’original), The man from Earth, La machine à voyager dans le temps, Bienvenue à Gattaca, Danger planète inconnue et dernièrement Interstellar ou Premier contact. Que des films que j’ai adoré, sans grosse bagarre voire pas du tout, ni course poursuite en vaisseaux. Donc je suis très loin d’être contre les films de SF sans les deux éléments que vous citez. Mais je sais ô combien je divise avec mes avis parfois tranchés sur certains films cultes. Et tout comme vous, mes collègues de la Eighteam me taquinent beaucoup là-dessus. Mais j’assume pleinement et vous remercie pour votre message. Pardon encore d’y avoir répondu si tardivement. J’espère que vous resterez tout de même à notre écoute et nos lectures. Bonne journée à vous Thomas.

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